Le jour où je suis tombé dans la marmite…

J’ai couru longtemps sans autre but que celui  de courir pour entretenir ma forme. Ca ne me déplaisait pas totalement mais j’étais tout de même bien loin  de l’extase que je peux ressentir aujourd’hui en courant….L’ennui me tombait dessus comme la misère sur le pauvre monde, à tous les coups, au bout de 10 minutes de run, comme mes sorties ne dépassaient guère beaucoup plus que les 20 ou 30 minutes je m’en remettais sans trop de difficulté, j’oubliais ce sentiment d’ennui  et je recommençais le lendemain en comptant les brins d’herbe…puis quand j’en avais assez de m’ennuyer en courant, j’arrêtais de courir, quelques semaines, quelques mois, voir même quelques années…

J’admirais les runners de par chez moi, qui semblaient courir si facilement,  si gracieusement, sans essoufflement apparent, avec un rictus de bonheur que je ne comprenais pas, je les voyais passer dans un sens puis repasser dans l’autre 1 heure plus tard, bien droit dans leurs running avec le même entrain qu’au début de leur sortie…je me disais que je n’étais pas faite pour cette discipline, je suis née danseuse pas runneuse, tant pis…mais quand même….

Le running étant un sport qui permet une pratique solitaire, autonome et indépendante, ayant moi même un esprit solitaire autonome et indépendant je me suis un jour interrogé à propos d’une éventuelle inscription à une  course officielle, moi qui n’aime courir qu’à l’aube, seule et toujours sur un chemin que je choisis avec soin je me suis dit qu’il serait intéressant de briser un peu mes propres paramètres, j’ai alors crié au monde entier que j’allais courir en compétition, je me suis vaguement renseigné sur une course près de chez moi à laquelle je ne me suis finalement pas inscrite…et je n’ai pas rechaussé mes runnings pendant 1 an…

L’année d’après, la décision ayant eu largement le temps de  mûrir, j’ai entrepris de courir à nouveau,  de m’entraîner sérieusement et de participer à mon 1er 5 km officiel.

A peine la ligne d’arrivée franchie; l’envie de préparer une autre course m’a  prise aux tripes, le bonheur, la joie, le gout de l’effort intense, un peu de fierté, beaucoup de satisfaction, la passion de la compèt, ces sentiments ne m’ont alors plus jamais quittée depuis, je vis course à pieds, je mange course à pieds, je dors course à pieds….vite! il me faut m’inscrire à  une autre compétition, que je m’éclate à nouveau, et puis encore une autre pour faire mieux…et puis une autre un peu plus longue, et encore une autre et encore une autre…1 course par mois environ depuis septembre 2013 et un calendrier de course à venir over-booké…

Je suis tombé un jour dans la marmite du running de compét’ et je ne suis pas prête d’en sortir…Et je ne compte plus jamais les brins d’herbe…



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12 commentaires sur « Le jour où je suis tombé dans la marmite… »

  1. C'est pas faux. Je bois un peu d'alcool quand même mais une semaine avant une course je stoppe tout et quinze jours avant pour un marathon. Et en effet on me traite de rabat-joie!!!! Mais bon je vais pas flingué 10 semaines de préparation juste pour une bouteille de rhum!!!!!!

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  2. il faut vivre aussi et la vie sociale a également son importance surtout quand on est jeune, perso l'alcool je n'ai jamais trop supporté, il m'arrivait d'en boire de temps en temps comme tout le monde mais depuis que je cours je n'en bois plus du tout, pas par principe mais parce que je ne le supporte plus du tout, en fait moins on boit moins on supporte jusqu'au jour où ça ne passe plus du tout, mais j'assume aussi mon coté rabat-joie ;o))

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  3. C'est marrant je trouve, comme courir une course est différent d'une sortie en solitaire ! Je trouve que ça change tout !
    La dernière fois j'ai voulu participer à une course caritative à côté de chez moi, 5km… mais il n'y avait pas de chrono ! Du coup ça m'intéressait plus, une course sans chrono ? Pas possible ! Etrange….

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  4. C'est rigolo ce que tu dis parce que ma 1ère course officielle était justement un 5km…sans chrono et sans classement…mais à ce moment je m'en fichais parce que je voulais juste finir, ne pas être la dernière et m'amuser…je devais refaire symboliquement la même course version 10km en septembre prochain, coach-chéri m'a « dirigée » vers le semi de Toulouse en remplacement…faut dire que coach-chéri et les symboles ça fait 2 lol
    Mais chrono ou pas tu as raison, une sortie en solo et une course officielle ça n'a rien à voir, c'est pas le même trip et surtout c'est pas le même rythme ;o))

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  5. non je ne pense pas m'en dégoutter de sitôt, il y a tant de challenges à relever dans le domaine de la course à pieds, même à mon tout petit niveau, qu'il me faudra bien encore 2 ou 3 vies pour faire le tour de la question…et je ne ressens jamais l'entrainement comme une contrainte mais comme un truc fun bien nécessaire à ma vie, je vis un peu comme quand j'avais 10 ans en fait, je me lève, je vais jouer dehors, je fais semblant de ranger ma chambre en attendant la prochaine permission de sortie ;o))

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