Marathon d’Albi 2018…par coach-chéri…

Compte-rendu Marathon d’Albi

Dimanche 29 avril 2018, 8h30, Pan ! C’est parti pour 42,195km…

Je suis avec @cocoandco11, nous avons décidé de courir ensemble. C’est son 6ème Marathon, c’est mon premier. La météo est idéale, un petit 14°C, des nuages et pas de vent.

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On part un peu sur un faux rythme. C’est assez tranquille pour moi. On traverse Albi, la magnifique cité épiscopale et on sort tranquillement d’Albi pour emprunter la vallée du Tarn. On forme un groupe de 4 coureurs. Au 6ème km on se fait rattraper par les coureurs du semi partis un quart d’heure plus tard. C’est surprenant de se faire doubler par des locomotives alors qu’on se promène à 6’45 » du km. A chaque ravito je prends 2 TUC et du glucose.

On sort maintenant d’Albi et on longe la vallée du Tarn. Au 10ème km les coureurs du semi font demi-tour. On se retrouve un peu isolés, c’est une autre course qui commence. On entre dans le 1er tunnel long de 1km et on croise les premiers marathoniens sur le retour. C’est assez agréable ce tunnel, on entre dans un autre dimension, les sensations de courses ne sont pas les mêmes, on a l’impression d’aller plus vite. Rapidement vient le 2ème tunnel.

On a ralenti. De 6’45 on est passé à 7′ du km. Coco n’est pas dans une forme olympique, mais jusqu’au semi tout va bien. On sera rejoint par un coureur qui utilise la méthode cyrano pour préparer un 24h . On arrive au point de demi-tour et maintenant nous ne croisons plus personne en face, nous sommes vraiment seuls au monde. Coco accuse le coup après le 1er semi, je le sens et on ralentit de nouveau.

Maintenant, la course tourne au cauchemar. La pluie s’invite. Nous sommes tous les 2, plus personne devant ou derrière. La pluie redouble et on est trempé. On a enfilé nos vestes de pluie qu’on avait pris la précaution d’embarquer. Nous sommes seuls au monde et les ravitos sont rangés. On est suivi par un camion de la croix rouge. Un bénévole me demande au 29ème km si on souhaite aller au bout, j’acquiesce, il s’en va. Heureusement Coco n’a pas entendu la question, je sens qu’elle a le moral dans les chaussettes. Pour moi tout va bien physiquement mais je sens que les 12 derniers km risquent d’être longs.

Dès le 30ème km on rentre dans une lutte contre les éléments et contre nous-mêmes. J’essaye de booster Coco en l’engueulant un peu mais ça n’est pas la bonne méthode. J’ai déjà un peu tout essayé mais rien ne peut marcher quand les jambes ne sont pas là. On alterne maintenant des périodes de marche-course et je décide de prendre la main de Coco. Etre en mode lièvre ne suffit plus. Elle s’accroche à ma main jusqu’à la fin et c’est ça qui la fait tenir, mais ces 12 derniers km seront très longs pour nous deux.

On entre dans Albi, les nombreux bénévoles nous encouragent mais le chemin jusqu’à l’arrivée est long. On court entre 8 et 9′ du km. A partir du 38ème km je sens mes jambes un peu lourdes mais je sais que je vais tenir jusqu’au bout. On approche du stade, il reste 2 km et une longue ligne droite en faux plat montant avant d’entrer dans le stadium. Coco n’en peut plus, on progresse en se tenant par la main, en se faisant avancer mutuellement vers l’arrivée. La pluie s’intensifie encore et nous entrons sur la piste du Stadium complètement déserts. 4 spectateurs nous acclament du haut de la tribune. Nous franchissons la ligne, on nous remet la médaille, je suis marathonien mais je ne réalise pas du tout puisque nous sommes seuls au monde. Le froid me gagne alors que je ne le sentais pas pendant la course . On rentre sous la tente du village marathon. Je prend un ravito et Coco se fait masser.

Je vais chercher la voiture , sur le chemin du retour le chauffage à fond il me faudra 1 h pour commencer à me décongeler.

Je suis finisher en 5h30’24 » . Au niveau physique, d’avoir couru en EF m’a évité les courbatures aux jambes mais pendant 2 jours j’ai eu une belle courbature au bras gauche et Coco au bras droit. L’expérience m’a plu et je pense que je remettrai ça en mars 2019 à Montpellier.

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4 commentaires sur « Marathon d’Albi 2018…par coach-chéri… »

  1. C’est dans la difficulté que naissent les plus belles histoires qui subliment ce sport. Et celle là en est une de choix. Vous faites vraiment un sacré couple de marathonien! Beau CR et merci pour le partage

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