Less is more…ou l’art du Cottereau training retrouvé…

J’étais en fin de prépa des 6h de Sigean lorsque l’épreuve fut annulée pour cause de pandémie et comme tout le monde j’ai du me plier aux consignes sanitaires en vigueur…à cette période là et depuis plusieurs mois en fait, mes allures à l’entrainement étaient à peu près aussi basses que le PIB du Burundi….j’ai donc rapidement retrouvé un peu de rythme puisque je ne courais plus qu’une quarantaine de kilomètre par semaine contre parfois plus de 100 lors de mes prépa marathon ou autre…j’ai décidé d’entendre le message que m’envoyait le ciel pour continuer sur ma lancée après le confinement…je n’ai donc pas dépassé les 42 km par semaine depuis le 17 mars , je garde ce rythme même avec cette nouvelle liberté de circuler et je m’en porte très bien…je cours heureuse à nouveau….

J’ai donc encore une fois changé mon fusil d’épaule, j’ai décidé de m’adapter au temps qui passe, je récupère beaucoup moins bien depuis un an, c’est indéniable, alors fini les les années à 4000 bornes, je cours désormais de façon raisonnable, moins longtemps, moins souvent et j’ai ainsi retrouvé mon rythme des sorties en endurance d’antan qui sont de nouveau courues à des allures acceptables (pour moi)… en tant que runneuse je revis, mes sensations sont au top et mon cardio aussi, comme quoi, à chaque chose malheur est bon pourvu qu’on s’en donne les moyens et qu’on y réfléchisse un peu…

Je reste persuadée qu’en vieillissant il faut être encore plus attentif à nos signaux personnels, on ne peux pas être et avoir été, il est naturel que la cadence ralentisse, naturel que la récupération soit plus aléatoire, c’est à ce moment précis où l’on se rend compte que les choses ne tournent plus comme on le voudrait qu’on se doit de réagir, pour ne pas se blesser, ne pas se fatiguer plus que de raison et continuer à courir dans la joie et dans la bonne humeur…

Le fait qu’il n’y ait plus d’épreuve chronométrée en ligne de mire m’a, comme tout le monde, beaucoup contrarié et puis je me suis dit que finalement, ce temps de pause me permettrait sans doute de redéfinir les contours de mes prochains challenges…repasser sous l’heure au 10km ? je ne parle pas de battre mon record sur la distance mais repasser sous l’heure me rendrait heureuse … retrouver mes chronos d’avant sur semi ? (les derniers étaient tous courus en mode prépa avec des temps abominables) ou rempiler sur les courses horaires qui somme toute me réussissent plutôt bien mais me demandent néanmoins un temps de récupération que je trouve très très long…je sais qu’il me faudra choisir et je n’ai pas de réponse pour le moment alors …Carpe Diem…

J’ai aussi profité de cette remise en question presque imposée par le confinement pour aller un peu plus loin dans ma démarche qui consistait avant tout à retrouver l’allant, l’envie, le plaisir de courir, ce qui pour moi passe prioritairement par un tempo raisonnable …je me suis rendue compte des petits dégâts cellulitiques infligés par les années , j’ai mis les bouchées doubles sur les squats matinaux et autres pompes et je suis repassée à l’alimentation qui m’a si bien convenue pendant plus de dix ans et qu’un beau soir d’été j’ai fatalement renié, faible humaine que je suis, face à une pizza au fromage…et hop! me revoilà végétaLienne stricte, mes cuisses de mouche sont contentes et me le font savoir lors des entraînements…fini les coups de moins bien, les murs au 3ème kilo d’une sortie de la loose, les crampes, les jambes lourdes et autre bobos de runneur bigorexique surentrainé ahahah!!!

Pour résumer, je cours moins, je cours mieux, je cours beaucoup plus heureuse, ceci est mon bilan runnesque post-confinement…elle n’est pas belle la vie?

2 commentaires sur « Less is more…ou l’art du Cottereau training retrouvé… »

  1. Bonjour de Nouméa,
    Heureux de constater que ce bonheur de courir est toujours aussi ardent, peut importe le  » chrono »,ne compte que celui qui, à la fois nous satisfait et que surtout nous confirme que on est bien dans ses « baskets ». Nous sur notre Caillou du Pacifique, la pandémie n’a pas été aussi rude qu’en Métropole (18 CAS tous guéris – 0 décès). Pour ma part, reprise fin juin sur un Trail, pour juillet en attente de confirmation des épreuves et en août, le semi-marathon de Nouméa. Sinon, mes jambes de 66 ans me donnent encore (Dieu merci) de bonnes sensations. Pour ceux qui ne connaissent, pour palier à une douleur aux mollets, j’ai essayé avec succès la « Bowen Thérapie » une méthode Australienne qui donne de très bons résultats sans utiliser de médicaments (ce qui ne plait pas à certains pros qui font du chiffre).

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    1. Bonjour Pascal et merci pour votre commentaire, c’est toujours un plaisir de vous lire ici…je n’ai pas de bobo particulier mais je vais me renseigner sur la méthode dont vous parlez, ça m’intéresse ;o))

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