Pacha, notre nouveau compagnon de running…

Nous avons perdu cet hiver, notre chienne âgée, avec laquelle j’ai beaucoup couru, roulé à vélo et randonné lorsqu’elle était plus jeune…très peinés, nous nous sommes tout de même mis en quête d’un autre chien dans les jours qui ont suivis le décès de Djina et notre choix s’est arrêté sur une race un peu à part et somme toutes assez rare dans les foyers lambda, le petit berger des Pyrénées ou labrit…je voulais un chien énergique, il l’est, je voulais un chien rustique, il l’est, je voulais un chien endurant, il l’est, je voulais un chien capable d’apprendre vite, il l’est , je voulais un chien ayant le mental d’un chien coureur de fond, il l’a…

Alors âgé de 3 mois et une semaine, Pacha est arrivé dans notre foyer, le 2 décembre 2019 …quasiment de suite nous avons commencé très progressivement à le faire participer à nos sessions running, par petite touche mais très régulièrement…d’abord 200m puis 500m, puis 1km, etc, avec moi, avec coach-chéri, ou avec nous deux ensemble, en surveillant attentivement sa récupération, ses envies d’y retourner, sa motivation et le plus important ses articulations et l’harmonie de sa croissance et tout s’est parfaitement bien déroulé pour lui comme pour nous, en dépit du fait que nous avons là un petit chien très très fougueux, méga énergique et complètement foufou…

Ce petit chien a très vite associé nos tenues de course aux sorties en cani-jogging et très rapidement il est devenu de plus en plus ardu d’enfiler nos shorts et nos pégasus sans pour autant projeter de l’emmener avec nous…à l’heure où j’écris Pacha a 9 mois et est encore en croissance donc nous faisons en sorte de le ménager encore un peu en adaptant nos distances mais aujourd’hui, 10 km courus rapidement avec coach-chéri ne l’épuisent plus assez pour le décourager de m’accompagner également le lendemain… il faut donc parfois lui dire « non, aujourd’hui c’est non! tu es fatigué, tu dois te reposer… »

Pacha court donc avec nous en règle générale 4 fois par semaine …il randonne à nos cotés en moyenne montagne aussi et se baigne désormais régulièrement en méditerranée après son jogging dominical sur le front de mer de Narbonne Plage…

Pacha sera dans quelques jours équipé d’un harnais de sport et d’une vraie laisse de running, histoire de canaliser un peu son énergie qui est tout de même très débordante (ce n’est rien de le dire) …j’envisage un de ces 4 de participer à une course officielle avec mon chien quand les mesures sanitaires du moment seront levées et que nous pourrons à nouveau accrocher des dossards sur nos T.Shirts…

Less is more…ou l’art du Cottereau training retrouvé…

J’étais en fin de prépa des 6h de Sigean lorsque l’épreuve fut annulée pour cause de pandémie et comme tout le monde j’ai du me plier aux consignes sanitaires en vigueur…à cette période là et depuis plusieurs mois en fait, mes allures à l’entrainement étaient à peu près aussi basses que le PIB du Burundi….j’ai donc rapidement retrouvé un peu de rythme puisque je ne courais plus qu’une quarantaine de kilomètre par semaine contre parfois plus de 100 lors de mes prépa marathon ou autre…j’ai décidé d’entendre le message que m’envoyait le ciel pour continuer sur ma lancée après le confinement…je n’ai donc pas dépassé les 42 km par semaine depuis le 17 mars , je garde ce rythme même avec cette nouvelle liberté de circuler et je m’en porte très bien…je cours heureuse à nouveau….

J’ai donc encore une fois changé mon fusil d’épaule, j’ai décidé de m’adapter au temps qui passe, je récupère beaucoup moins bien depuis un an, c’est indéniable, alors fini les les années à 4000 bornes, je cours désormais de façon raisonnable, moins longtemps, moins souvent et j’ai ainsi retrouvé mon rythme des sorties en endurance d’antan qui sont de nouveau courues à des allures acceptables (pour moi)… en tant que runneuse je revis, mes sensations sont au top et mon cardio aussi, comme quoi, à chaque chose malheur est bon pourvu qu’on s’en donne les moyens et qu’on y réfléchisse un peu…

Je reste persuadée qu’en vieillissant il faut être encore plus attentif à nos signaux personnels, on ne peux pas être et avoir été, il est naturel que la cadence ralentisse, naturel que la récupération soit plus aléatoire, c’est à ce moment précis où l’on se rend compte que les choses ne tournent plus comme on le voudrait qu’on se doit de réagir, pour ne pas se blesser, ne pas se fatiguer plus que de raison et continuer à courir dans la joie et dans la bonne humeur…

Le fait qu’il n’y ait plus d’épreuve chronométrée en ligne de mire m’a, comme tout le monde, beaucoup contrarié et puis je me suis dit que finalement, ce temps de pause me permettrait sans doute de redéfinir les contours de mes prochains challenges…repasser sous l’heure au 10km ? je ne parle pas de battre mon record sur la distance mais repasser sous l’heure me rendrait heureuse … retrouver mes chronos d’avant sur semi ? (les derniers étaient tous courus en mode prépa avec des temps abominables) ou rempiler sur les courses horaires qui somme toute me réussissent plutôt bien mais me demandent néanmoins un temps de récupération que je trouve très très long…je sais qu’il me faudra choisir et je n’ai pas de réponse pour le moment alors …Carpe Diem…

J’ai aussi profité de cette remise en question presque imposée par le confinement pour aller un peu plus loin dans ma démarche qui consistait avant tout à retrouver l’allant, l’envie, le plaisir de courir, ce qui pour moi passe prioritairement par un tempo raisonnable …je me suis rendue compte des petits dégâts cellulitiques infligés par les années , j’ai mis les bouchées doubles sur les squats matinaux et autres pompes et je suis repassée à l’alimentation qui m’a si bien convenue pendant plus de dix ans et qu’un beau soir d’été j’ai fatalement renié, faible humaine que je suis, face à une pizza au fromage…et hop! me revoilà végétaLienne stricte, mes cuisses de mouche sont contentes et me le font savoir lors des entraînements…fini les coups de moins bien, les murs au 3ème kilo d’une sortie de la loose, les crampes, les jambes lourdes et autre bobos de runneur bigorexique surentrainé ahahah!!!

Pour résumer, je cours moins, je cours mieux, je cours beaucoup plus heureuse, ceci est mon bilan runnesque post-confinement…elle n’est pas belle la vie?

Mon MinimalisMe en course à pieds…

La tendance  running est aux chaussures minimalistes mais moi je vais plutôt te parler d’un chemin de vie dans lequel je me suis engouffrée il y environ une bonne quinzaine d’année (si ce n’est une vingtaine), bien avant que les média n’apportent un nom à ce phénomène social et dont je fus certainement une pionnière, avant-gardiste comme je l’étais alors…

Le minimalisMe ou l’art de pratiquer ce que l’on appelle aujourd’hui la slow life; ralentir, aller à l’essentiel, m’alléger du poids des objets, faire au plus simple, c’est un concept, un art de vivre que je m’efforce de faire coller à  tous les domaines de ma vie depuis très longtemps et notamment dans le running pour lequel ce ne fut jamais un chemin linéaire, ayant souvent  fait souvent des allers-retour (au sens figuré bien entendu) à ce sujet, j’arrive enfin ,  je pense à une certaine forme d’épanouissement dans ce domaine même si il me reste du chemin à parcourir, j’ai déjà fait un grand pas et ça me convient…

  • Pas de 30-30 ou autre test de VMA improbable, priorité à l’endurance
  • Des vêtements simples et efficaces quel que soit la météo et la distance à parcourir short et t-shirt dont seule la longueur des manche varie au fil des saisons
  • Des arrêts désormais aux ravitos des épreuves avec juste dans la poche une fiole de gel perso embarquée sur les distances allant du semi au marathon 
  • Un modèle  unique de chaussures de running
  • Départ à jeun pour tous les entraînements et du jus de pomme coupé d’eau pour les sorties qui nécessitent un peu de carburant

Mais mon essentiel est ailleurs bien sur:

 La paix avec mon moi-runneuse… j’accepte désormais  mes propres (in)capacités, j’accepte mon niveau, je ne le surévalue pas, je ne le dénigre pas non plus, je fais de mon mieux, avec plaisir, quand ça coince je prends du recul, du repos et ça repart…au fond je fais juste une activité plaisante, de la course de fond pour mon plaisir personnel, comme d’autres apprennent à jouer au piano ou aux cartes, rien de plus, rien de moins et plus j’avance dans cette voie là, celle de la simplicité et des runs apaisés, plus je m’éclate….