Les 100 km de Pia, version 50km …

Je me suis préparée pour cette épreuve, qui avait lieu début novembre 2019, avec un simple plan marathon Hanson, le « beginner » pour me ne pas trop me charger et pour lequel coach-chéri m’avait calculé les allures d’entrainement, plutôt basses, pour ne pas me cramer…J’ai abordé cette course exactement comme j’avais abordé mes précédentes courses horaires puisque elle se déroulait sur un circuit de 10km , le but étant de la finir, peut m’importait le temps que j’y consacrerais puisque de toute façon l’épreuve initiale était ouverte pour 24 heures avec une majorité de partants pour le 100km, finir heureuse et en relatif bon état était ma seule motivation…la grande majorité des coureurs étaient là depuis la veille, l’organisation ayant mis à disposition des participants une pasta-party de veille de course, des dortoirs sur place et de quoi prendre un petit déjeuner, mais pour nous ce n’était pas possible, avec deux chats et 1 chien à demeure, nous avons opté pour un trajet au petit matin…

Le coup d’envoi fut donné à 8h pour environ 200 coureurs, dont, il me semble, une majorité sur le 100km…l’ambiance, comme sur toutes les épreuves en circuit auxquelles j’ai participé, était conviviale, personne ne stressait, tout le monde était cool, rien à voir avec les départs de marathon ou autres 10km…notre ligne de départ imaginaire se trouvait autour d’un stade, sur l’herbe …il y avait là quelques têtes connues comme Patrick-Pierre déjà croisé sur d’autres course, la copine Karine et son Chris chéri, et même Valmente, populaire sur sur les Réseaux sociaux…

Je n’ai pris ni gourde, ni camelbak, j’ai juste prévu une bouteille d’Aptonia déposée sur une table au stade, j’ai suivi les conseils judicieusement donnés par Patrick-Pierre aux 6h du Lauragais, pas besoin de s’alourdir sur ce style d’épreuve, un ravito tous les 5km suffira amplement, de plus ce ravito marquera la moitié du circuit ce qui pour moi sera un bonus psychologique , surtout en fin d’épreuve, il y en avait un autre au point de départ et alors que je ne m’arrête que rarement aux ravitos des courses sur route, crois moi, je m’en suis donné à coeur joie sur ceux là…

J’ai parcouru les deux premiers tours en papotant avec une participante puis mon rythme étant peu adapté au 100 km qu’elle prévoyait de boucler, nous nous sommes souhaité bonne chance, chacune retrouvant son rythme adéquat….ce qui est génial avec ce style d’épreuve , c’est que nous y croisons sans cesse des coureurs qui ont déjà fait leur demi-tour et les encouragements fusent alors de toute part , bienveillants….j’étais bien, très très bien et puis forcement c’est devenu un peu plus difficile au fur et à mesure, j’ai alors entrepris de tenter une expérience, puisque je suis une adepte d’une pratique ancestrale hawaienne qui consiste, je la résume ici , à réciter mentalement et en boucle un court mantra, je me suis mise à le réciter tout en courant , sans relâche, en me trompant quelques fois ce qui m’a occasionné quelques fous rires dans ma tête mais m’a surtout fait oublier que j’en avais encore pour de longues heures à courir…et tout est devenu plus léger, je n’ai pas accéléré, je n’ai pas fait de miracle, je ne me suis pas téléporté en deux seconde au bout de mes 50km mais tout est devenu mentalement et physiquement beaucoup plus agréable…

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Je n’ai négligé aucun des ravitos, mais un peu saturée de l’Aptonia et ayant senti à un moment donné que je commençais à m’endormir un peu et que j’avais besoin de caféine, je décidais alors de changer mon fusil d’épaule…pour moi ce qui fonctionne bien sur ce genre d’épreuve c’est le mélange 50/50 eau-coca, j’ai continué ma course avec ça puis j’ai commencé à avoir très faim…je sais que boulotter en courant n’est pas des plus judicieux mais des morceaux de gâteau me faisant de l’oeil au ravito alors pourquoi se priver? …donc je mange, je bois, je m’étire et je repars en direction du stade, une fois là-bas, je n’ai qu’une idée en tête, continuer même si c’est dur puisque dans 5 bornes #yadugateau….forcement, arriva un moment où le dernier bout de gâteau avait été englouti par un coureur plus rapide que moi, tant pis….

Je cours depuis une éternité, je croise chéri après avoir quitté le ravito du 5ème kilomètre, lui s’en approche, normalement il devrait me doubler sous peu puisqu’il court plus vite que moi mais ça n’arrivera jamais…je m’inquiète puis me voilà rendue pour la dernière fois au stade de départ, j’ai encore un tour à faire, soit 10km et toujours pas de chéri…

Je passe le 42ème kilomètre si symbolique, très lentement en 5h36 (à peu près et de mémoire) et je trouve finalement rigolo qu’il ne se passe rien…. je continue ma route , je commence à être vraiment dans le dur, à ce moment là, il faut bien le dire, je vois un peu la vierge à chaque kilomètres parcourus, c’est à peu près à cette période de mon épreuve que Karine déboule en face de moi en se marrant puis s’arrête pour me faire un gros hug qui je dois bien le dire m’a remise un peu sur pied..

8km! il me reste 8 petits p****n de kilomètres de rien du tout!!! mais ce sont bien sûr les plus durs, crois moi, , je récite mon mantra en boucle, je reste ouverte aux encouragements des mes copains de galère et j’essaye d’en donner aussi à qui croise ma route mais dieu que c’est dur! « vamos, vamos » je me fais doubler par de sympatiques espagnols qui m’encouragent, je fais quelques pas en marchant parfois mais finalement c’est presque plus difficile qu’en courant..je n’ai plus de mollet, plus de doigt de pieds, et j’entendrais presque mes adducteurs craquer tellement ils tirent, j’ai franchement pas envie de rigoler à ce moment précis, j’ai le sentiment que ça ne finira jamais…et puis ça se termine enfin, je rentre dans le stade…j’aperçois karine et son mari , puis chéri qui a du se téléporter jusque là…je n’en peux plus…karine me rejoint et je parcours les derniers mètres à ses cotés et sous ses encouragements…on me dit que c’est fini, mais ma garmin ne m’affiche que 49km et des bananes , je suis dans ma bulle et je décide donc de continuer puisque je suis ici pour parcourir 50km …coach-chéri, Karine et Chris me font redescendre de mon nuage en hurlant de concert… ».reviens!!! c’est terminé!!! »…je stoppe ma course et je tombe dans les bras de Karine en pleurant…

Coach-chéri me dit que que que je suis resté longtemps dans les 3 premières féminines au scratch, mais que je me suis fait doubler sur la fin…après vérification il m’annonce que je suis tout de même 1ère dans ma catégorie d’âge et que je vais monter sur le podium, quelle bonne blague, je n’en crois pas un mot…jusqu’à ce que l’on m’appelle, je n’y crois pas…

A 54 ans, je viens de courir 50 km avec une jolie cerise sur le gâteau au bout du compte…je suis certainement la plus heureuses des coureuses à ce moment là, d’autant que les mois précédant cette épreuve ont été très difficiles pour moi sur le plan physique (rien à voir avec la course à pieds)…

Un jour je me suis dit que ce serait chouette de vieillir en courant, c’est ce que je fais, et je confirme, c’est très chouette!!!

La Marinade 2017…Mon Compte rendu…

L’avant course:

Coach-chéri n’aime pas arriver à la dernière minute au retrait des dossards alors nous arrivons…4h à l’avance…du coup on a le temps de récupérer sans stress nos dossards et t.shirts,  d’aller boire un coca en terrasse, d’aller manger une petite collation, de tourner-virer dans Ste Marie et d’aller admirer les vagues déchainées qui se brisent sur la plage…et cerise sur la gâteau nous sommes les 1ers à poser devant la Magic Selfie Box, nous repartirons avec un tirage papier instantané, cadeau de l’organisation  fort sympathique (photo d’illustration de ce billet)

Vu la moiteur ambiante, dans un moment de punkitude, voilà que je vire ceinture cardio et ceinture porte-bidon, je veux courir light… Le vent s’est  bien levé mais qu’importe, la fête bat son plein, la fanfare met de l’ambiance, les bénévoles sont aux petits soins, tout est parfait, on rejoint la ligne de départ après un échauffement de 2km…un bisous à coach-chéri qui se place plus en avant que moi dans le peloton et c’est parti…

Si tu me suis depuis un moment tu sais combien il est difficile pour moi de m’amuser sur un 10km..c’est toujours violent, rapide, j’y suis toujours très très concentrée et il ne s’y passe jamais grand chose tant j’y suis à chaque fois  comme dans une bulle…Cette épreuve là aurait du ne pas faire exception mais c’était sans compter ce jeune homme rencontré en chemin, qui m’a servi de lièvre et auquel je dois, sans conteste mon chrono du jour…

Alors voilà, le départ est donné et ça part très très vite, j’ai déployés mes antennes « anti-gadins » car la chaussée est étroite et le peloton très dense…je manque un banc en pierre de peu, je suis une miraculée du petit plot qui dépasse de sous le bitume, je pense un moment que vraiment, avec ma propension à me casser la margoulette, ce soir je ne suis  pas sur mon terrain de jeu favori mais qu’importe, j’y suis, j’y reste, je continue mon chemin en dépassant mes appréhensions et je bénis les bénévoles qui agitent leur petit drapeau rouge chaque fois qu’un obstacle se trouve sur notre route…

Mon AS 10, par temps frais, sans vent, sur un parcours roulant et après une préparation minutieuse serait idéalement à 5’45 », je garde cette allure cible en ligne de mire sans me faire trop d’illusion, je n’ai pas fait de prépa spécifique, le parcours est plein de relance, nous ne courons pas que sur du bitume, il fait chaud et le vent souffle fort, je sais que je ne battrais pas mon RP sur cette épreuve mais  repasser au dessus de l’heure n’est pas une option…

Je pars très prudemment à 5’58″/km… j’accélère un peu pour me maintenir à l’allure cible (5’45″/km) tout va bien, tout est sous contrôle…sans m’arrêter, je chope une bouteille au kilomètre 3 pour m’hydrater un peu et m’asperger par la même occasion, je relance  et je me maintiens comme ça jusqu’au 5ème kilomètre environ, mais les moitiés de courses me sont toujours difficiles à gérer, quel que soit le format de l’épreuve, à la moitié, immanquablement mon mental fait la trombine, je le sais alors je ne me laisse pas abattre mais je sais aussi que maintenir l’allure va me demander beaucoup d’effort …et c’est à ce moment là, à peu près, que me double un jeune homme…il se positionne devant moi, son allure est fluide, souple et comme je ne suis pas un lapin de 6 semaines, je vois bien, du moins je le présume (et il me le confirmera plus tard ) qu’il est en mode sortie du soir ultra cool alors que moi je suis en AS 10…il a pile l’allure que je veux atteindre (et maintenir), sa cadence est constante  alors je me cale sur ses talons pour m’abriter du vent et je poursuis mon effort, de temps en temps je viens à sa hauteur et nous finirons par engager la conversation…il a, semble-t-il, bien compris mon petit manège et parait  être Ok pour me servir de lièvre un moment, ce qu’il fera pendant les 3 prochains km, un petit coup d’œil derrière son épaule pour s’assurer que je le suis toujours, une bouteille d’eau partagée parce que je n’ai pas su accéder au dernier ravito et une bienveillance sportive malgré le fossé des générations et nos « niveaux » si différents, j’ai vécu là un moment d’effort sportif partagé vraiment sympathique et je n’ai qu’un regret celui de n’avoir pu le remercier à l’arrivée tant la foule des coureurs était dense, alors je le fais ici, pour le cas où il tomberait par hasard sur ce blog: Merci Jeune Homme!

Mon lièvre a pris son envol à l’approche du 9ème kilomètre et c’était bien naturel, j’ai ensuite mené ma barque comme j’ai pu, en faisant toutefois le maximum pour honorer ce petit moment d’entraide tombé du ciel …

Je franchis la ligne d’arrivée en 58′ 15″ (temps réel) (  temps officiel 58’43 »)

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pour plus de détails sur mon épreuve, c’est par là:

La marinade sur strava

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les 3h de Bellegardes, mes impressions en guise de CR….

Nous avons donc pris le départ dimanche dernier de la 2ème éditions des 3h de Bellegarde (30), sous un soleil de plomb…mon moi-runneuse étant transformé pour l’occasion  en version punk puisque j’avais laissé mon camelbak rempli d’Aptonia dans la voiture, influencée en cela par Rasmette, j’avais décidé, subitement, de tenter  le diable en faisant confiance aux ravitos..

Le parcours; une boucle de 2,3km à parcourir pendant 3h, emprunte un chemin bordant un lac, le but du jeu est évidement de faire le plus de km possible, en 3h…il y a peu de difficulté sur ce joli trajet si ce n’est une petite côte à gravir plusieurs fois et qui a pour particularité exceptionnelle, une singulière augmentation de son D+ au fur et à mesure que le temps passe…au 1er tour tu grimpe la petite côtelette facilement, au 10ème ça se complique, et à la fin te voilà à grimper l’Everest en marchant, parce que ça va plus vite et que tu n’as plus de mollets surtout si il fait chaud comme dans un four comme c’était le cas dimanche dernier..à part ça, le confort de course est royale, pas de de voiture donc pas d’automobiliste mal luné tentant de forcer les barrages, pas de piétons affamés sortant de leur supérette à 11h et  entre lesquels tu dois slalomer, un ravito unique ou Rachel et Christiane (pardon si j’écorche un peu les prénoms) ont assuré grave en nous préparant à l’avance et à chaque tour, au coach et à moi même, nos verres de coca coupés d’eau avec le bon dosage qui va bien, le sourire en cadeau bonux et sans jamais nous faire attendre, peut t-on être plus gâtés sur une épreuve? j’en doute….

Du coté des participants j’ai rarement vu autant de bonne humeur sur une compétition  et je pense que le concept de la course horaire y est pour beaucoup puisque finalement lorsque tu doubles quelqu’un tu ne sais jamais  si il est devant ou derrière toi et inversement, exception faite de quelques bolides qui  sont venu pour la gagne et qui sont très facile à détecter au son aérodynamique qu’ils font en te doublant, ce qui n’empêche d’ailleurs pas, pour beaucoup d’entre eux, de distiller tout de même  quelques encouragements au passage à qui lambine un peu …

Les Bénévoles, en nombre, ont magnifiquement égayé l’épreuve, par leur sourire, leur bonne humeur, leur joie d’être là, leur sono ou leurs pompons de pom-pom girls, malgré la chaleur en ce dimanche caniculaire et sans lassitude aucune…

Un petit jet d’eau placé dans un arbre au bon endroit, un brumisateur, tout avait été prévu pour nous rendre la tache un peu plus facile et sincèrement j’ai adoré…je me suis senti bien du début à la fin, je n’ai pas fini à l’agonie, le coca est passé comme une lettre à la poste et à l’issue de cette course j’ai donc pu valider notre participation future au 6h de Pomas prévu en juin 2018, comme je l’ai raconté au gentil speaker qui m’a interrogé à la fin de l’épreuve ( vidéo ici )

A l’issue de la course, un repas était offert pendant lequel nous avons pu assister à la remise des prix…Pour conclure, ce fut donc une chouette épreuve à laquelle nous espérons pouvoir participer à nouveau une prochaine fois…merci à toute l’équipe organisatrice pour ce moment sportif très convivial…

Nos résultats et classement officiels sont consultables ci-dessous :

coach-chéri

coco

album photo complet (qui sera mis à jour au fur et à mesure) consultable ici

crédit photo coach-chéri et duathlonbellegarde