Marathon de La Rochelle 2017…Prépa J-4

je serais donc à nouveau « officiellement » en prépa marathon , ce jeudi 17 aout 2017…Voici les grandes lignes à venir de ma prépa :

Pour les 7 premières  semaines je conserverais idéalement mon volume kilométrique actuel à savoir  des semaines à 70km en alternance avec des semaines à 80km…j’allégerais un peu les semaines pendant lesquelles je participerais à des épreuves chronométrées…toutes mes sorties se feront à allure Easy Run (allure calculées par coach-chéri selon la méthode Hanson) à l’exception des jeudi ou je travaillerais mon AS 42 (allure également calculée selon la méthode Hanson) …vous l’aurez donc compris, toute cette partie de ma prépa se fera relativement librement, c’est à dire sans suivre de plan avec un grand P mais en gardant tout de même quelques notions de bases de mes précédentes prépa…je ferais bien sur des sorties longues (allure toujours calculée selon la méthode Hanson, qui en gros se situera entre l’allure « Easy Run » et l’allure  « Tempo », je donnerais des précisions à ce sujet, sur le blog, d’ici peu)…ces sorties longues resteront « décentes » sur le plan kilométriques…

A partir du 1er octobre, soit 7 semaines plus tard, le kilométrage grimpera progressivement ( maximum 104 km par semaine) … je poursuivrais donc cette préparation Marathon en suivant de près les instructions des 8 dernières dernières semaines du plan Hanson (plan Advanced), plan auquel je ferais tout de même quelques entourloupes puisque j’ai pour le moment dans l’idée d’allonger mes sorties les plus longues de quelques km pour qu’elles me mènent à 32km au lieu des 27 habituels…il y aura au programme de ces 8 dernières semaines de prépa de l’EF bien entendu mais aussi du travail de résistance dure, de l’AS 42 et des sorties longues XXL comme je les aime…

En gros, je bornerais donc plus au cours de cette 5ème préparation marathon  que lors des précedantes, mais je travaillerais moins la vitesse (j’exclue volontairement le travail d’AS 10 du début de prépa )…

Mais ce qui va changer surtout c’est mon regard sur cette nouvelle préparation marathon car je me sens définitivement débarrassée de toute pression ou défi personnel…

Ce sera donc du « juste borner » ou presque, la belle affaire…

 

 

 

Marathon de la Rochelle 2017…on saura où dormir …

On prend le même et on recommence, si les inscriptions pour le marathon de la Rochelle ne sont pas encore ouvertes, l’hôtellerie, en ce qui nous concerne, est déjà réservée et cette année nous y passerons deux nuits histoire de prendre un peu de temps pour visiter la ville après l’épreuve et ne pas reprendre la route trop rapidement…

.private joke 😜: Petit  clin d’oeil à l’ami qui se reconnaitra, nous ferons bien le marathon de la Rochelle, en Charente Maritime ^^

 

capturehotellarochelle2017

Marathon de la rochelle 2016…CR…

Le contexte:

Je me suis entrainée pendant 18 longues semaines…6 fois par semaine entre 1h15 et 3h10 par sortie en suivant la méthode Hanson…mon As 42 théorique était à 6’34″/km, j’étais néanmoins assez sceptique sur ma capacité à tenir cette AS 42 sur toute la distance …

Une semaine avant le D DAY  je subis  une crise d’herpès labial puissance 1000 qui me laisse sur les genoux et mon adducteur gauche décide soudainement de se rebeller méchamment, me faisant souffrir à chaque pas, même en marchant, en courant c’est carrément l’horreur, je zappe la sortie du dernier vendredi, c’est dire si juste passer sous les 5 heures était déjà un beau challenge pour moi vu les circonstances…

Retrait des dossards:

Nous arrivons le samedi à la Rochelle vers 13h30 et je pars immédiatement récupérer mon dossard…il y encore peu de monde à cette heure là au village marathon, ça se fait en 5mn…plus le temps passe plus je me dis que je vais souffrir à cause de ce fichu adducteur, je décide, une fois n’est pas coutume, d’aller acheter un vrai médoc’ à la pharmacie, un de ceux largement déconseillés avant une compèt’, dans les magazines de running… mais qui vivra verra…

Nous faisons de belles rencontres: Franck, Romain, Eugénie, Auresteph, Anna, Nat richard, Camillette et mon rasta préféré Jérome…

Nous partons nous promener au coeur de la ville, prenons un thé en terrasse et puis nous rentrons à l’Hôtel, je prends un anti-inflammatoire sans trop y croire…

img_20161126_175940.jpg

La course:

Nous sommes sur le site  de la course 45minutes avant le coup d’envoi, je suis en short et il fait un froid de gueux, pour la sudiste que je suis, je comprends très vite que ce n’est pas la peine d’espérer un improbable passage aux toilettes pour le pipi de la peur (expression empruntée à gwendoline) …tant pis…je me place dans le sas, coach-chéri décide d’aller près de la grosse horloge pour pouvoir filmer le départ au mieux, il m’abandonne donc à mon triste sort, derrière les grilles du sas jaune et crois moi à ce moment là, je suis au bord des larmes et je n’en mène pas large…le 1er marathon j’en avais pris le départ la fleur au fusil…au second, j’étais malade comme un chien jusqu’au coup d’envoi, là, clairement, mon corps sachant exactement où mon esprit souhaite l’embarquer, j’ai juste plus du tout envie d’y aller…mais bien sur, je reste tranquille et je fais causette avec des ardennais placés devant moi en évitant au maximum une dame placée à mes cotés et racontant à qui veut bien l’écouter tout un tas de truc sur son mari, sa belle fille, ses petits-enfants, chacun sa méthode pour repousser la peur…

 Le coup d’envoi est donné et la méthode Hanson fait le job, je suis facile, facile, facile…le souffle est excellent, les jambes impeccables, je suis légèrement au dessus de mon allure cible mais je sais, par expèrience que, de toute façon, que je ralentisse maintenant ou pas, au 30ème je ferais comme tout le monde, je ralentirais un peu naturellement et par la force des chose, il me faudra alors sortir les armes pour ne pas laisser trop chuter la cadence, comme je me suis toujours un peu entrainée au dessus des allures demandées, je ne me bile pas et je profite de l’ambiance extraordinaire qui règne ici…mon contact au sol étant, de fait, un peu diminué, je ne souffre pas de l’adducteur, je me remémore alors un conseil (de l’an passé) de David V, qui me disait que peut être, en partant un poil plus vite… ben tiens, justement, on y est…bref, je me sens bien et je passe le 10ème kilomètre avec le sourire aux lèvres…

p1000782

Après un arrêt pipi express dans des toilettes sèches, je repars sans souffrir, contrairement à mes craintes …

A partir de là je ne te garantie plus la chronologie des faits qui vont suivre (ni que les photos soient positionnées correctement dans mon récit)  mais les kms défilent et dans le public je reconnaitrais Stéph et Marie, leurs encouragements ainsi que ceux de coach-chéri que je verrais à plusieurs reprises le long du parcours, me boostent bien …

Je me ferais successivement doubler ensuite par Camillette  et aussi par la Surf Runneuse et puis ludo arrive à ma hauteur…je discute quelques instant avec ce dernier et il me sème, moi je continue mon chemin en essayant d’être dans un rythme le plus régulier possible…à ce stade de la course (nous n’avons  pas encore passé le 1er semi) il me serait très facile d’accélérer, je suis en dessous de mon AS21 mais comme je ne suis plus un lapin de 6 semaines, je garde le rythme, je reste concentrée, je profite de l’ambiance du peloton qui est encore assez joyeux…ça crie dans un tunnel, ça raconte des blagounettes, ça rigole…et je sais que ça ne va pas durer…je ne m’arrête pas au ravito puisque j’ai ce qu’il me faut dans le camelbak et je dégaine une de mes pâte de fruit, j’ai prévu d’en  boulotter une toutes les heures mais la deuxième à déjà du mal à passer, je suis sur mes gardes….

le 1er semi approche et j’entends déjà le speaker annoncer la victoire du 1er marathonien au scratch..l’an dernier ça m’avait fichue dedans, cette année, j’ai bossé mon mental…

« ben ma cocotte t’es venu là pour courir deux semis d’affilé alors tu ne vas pas nous en faire toute une histoire, allez hop!!! »

Je garde le sourire et je boucle mon 1er semi en 02:13:51 (temps réel)

p1000794p1000796

Je continue mon chemin…

Partout sur le bord de la route des gens nous acclament, ça va super méga bien jusqu’au 25ème et j’entre un peu dans le dur ensuite, mais rien de bien méchant, l’allure chute d’une seconde/km, rien de catastrophique non plus, mon seul problème c’est que je commence à avoir un peu la nausée, le moindre écart de vitesse à la hausse et j’ai le coeur au bord des lèvres, les jambes pourraient presque accélérer mais l’estomac n’est pas d’accord du tout, la faute sans doute aux pâtes de fruit, je n’avais pas fait attention qu’elles étaient destinées en 1er lieu aux ultra et qu’elles contenaient donc du malto…je saurais dorénavant que trop de malto tue le malto (la cure que j’avais faite pendant 3 jours  m’aurait suffit amplement)…

En gros, je vais bien, le vent ne me ralentit pas, je garde le rythme même dans les faux plats mais j’ai une sacrée envie de vomir que je m’évertue à chasser  mentalement, ça marche à peu près, nous arrivons au 30ème et voilà que je me retrouve à nouveau à coté de ludo, qui fait donc là son 1er marathon, il me semble que c’est un peu dur pour lui à ce moment là et je le comprend car si tous les marathons sont par définition difficiles, le tout  1er est peut être le plus tactiquement improbable dans sa gestion…

J’arrive au 30ème kilomètre, le marathon commence enfin…

p1000805

Personnellement je fonctionne à l’inverse de beaucoup de gens quand à cette échéance… bien sur ça devient dur, la fatigue s’installe, l’esprit divaguant a parfois besoin d’être ramené dans le droit chemin mais pour moi, ce 30ème kilomètre est une délivrance…je sais alors qu’il n’en reste plus que 12…que je transforme mentalement en 10km… et 10km c’est ce que je fais au minimum tous les matins…j’entame alors  un dialogue intérieur:

« alors ma  cocotte, ne flippe pas, c’est comme si tu te faisais l’aller-retour jusqu’à la sellette, c’est rien du tout, tu fais ça tous les jours… »

« ouai mas bon je ne vais pas à la sellete avec 30 km dans les jambes tous les jours, non plus, hein? »

« attends, ne me chante pas la messe, tes 30 bornes sont passées comme une lettre à la poste donc tu es encore fraiche, donc tu vas me faire ces 10km les doigts dans le nez »

A me parler ainsi intérieurement, j’avance sans trop de difficulté…je reste très concentrée…je subis quelques douleurs fugaces deci-delà mais rien de bien méchant, que du très banal sur cette distance…

Comme dirait Olivier Darfeuille que je suis un peu partout  sur les RS, le 30ème kilomètre; voici donc venu le moment où l’on ramasse les morts…ça tombe comme des mouches…et ça marche, et ça boite, et ça s’étire et ça grimace et ça s’arrête net…c’est une véritable hécatombe après le 30ème mais moi j’ai choisi d’affronter ce moment très délicat avec mes propres armes, je ne crois en rien, je ne crois pas en la fatalité, je ne crois pas plus que ça au mur qui n’est que le reflet, selon moi, d’un défaut d’entrainement, je ne crois même pas en une potentielle réussite d’objectif en ce qui me concerne mais je crois en un « bornage » conséquent, intensif toute au long d’une prépa bien choisie, celle là même qui a fait couler beaucoup de sueur de ma petite personne et beaucoup d’encre chez les rabat-joie, à ce moment là, j’ai confiance en moi…

je suis aussi bien qu’on puisse l’être compte tenu des circonstances et je garde le focus sur cette sensation là, c’est dur mais ça pourrait être pire…et ce sera comme ça jusqu’au 38ème kilomètre avec parfois le mental au raz des pâquerettes mais ce mental je lui botte les fesses même et surtout quand je vois les faux plats se présenter devant moi et qui ressemblent, par la puissance de trop de fatigue sans doute, à des montagnes à escalader…

A ce stade beaucoup ont renoncé à finir en courant, quelques uns estiment leur passage sous l’arche en marchant et en plus de 5h mais moi je ne baisse pas la garde…je  m’embrouille un peu dans mes calculs, je vois le marquage au sol m’indiquant le kilométrage et ça ne correspond que de très loin avec ce qui est affiché sur ma Garmin… il y a peut être 5oo ou 800 mètres de différence, en ma défaveur hélas et crois moi, ça c’est très très moche pour un marathonien en fin de parcours, je n’arrive même plus à lire les petits chiffres inscrits sur mon bracelet d’allure alors je sers les dents et je fais ce que je peux pour garder un semblant de rythme…

15224641_10211330839450935_1671876035_o
crédit photo: marie

Il me reste 2km à parcourir, je sais que c’est tout bon, que je tiens mon sub 5h et peut être même l’objectif hanson (pas le mien)  qui était initialement de 4h37…ma foulée s’est largement dégradée, le rythme n’est pas si dramatique mais ma foulée, houlà!!!

Je ne suis pas super bien connectée à la route, mon esprit part un peu en vadrouille mais je suis heureuse malgré tout, je sais déjà que j’ai gagné, que mon entrainement à payé, ce n’est pas le chrono final à venir qui m’importe le plus à ce moment là mais j’ai fait une belle course, je peux le penser même si elle n’est tout à fait terminée, avec de belles sensations tout le long, je pense même pourvoir me faire un petit sprint de la mort qui tue et qui ne sert à rien mais qui rend tellement heureux les marathoniens de tous niveaux…

Je suis dans un peloton, les gens sont un peu euphoriques à l’approche de cette arche symbolisant tant leur victoire à venir… une coureuse qui a oublié qu’elle a du monde derrière elle change sa trajectoire brutalement,  je ne sais plus trop ni comment, ni pourquoi…et BOUM!

Je tombe violemment et j’entends le son de mes dents qui heurtent le pavé…je sens un bout de dent sur ma langue mais surtout je sens que toute ma dentition à bougé, les dents de devant ont comme fait un bond en arrière et la seule chose que j’arrive à dire à ce moment là  c’est: « oh Merde!!! »

15218649_10211330839370933_209192352_n
crédit photo marie

Je me relève rapidement mais néanmoins toute sonnée, je suis dégoutée, dépitée en colère mais absolument déterminée à faire du mieux que je peux pour atteindre mon objectif… du sang coule dans ma bouche mais je continue, je croise à nouveau Marie qui a eu la délicatesse d’attendre que je finisse cette épreuve pour rentrer enfin au chaud…dégoutée, dépitée, flute! je ne pourrais même pas sourire en passant l’arche mais je vais la passer, ça c’est sur et en moins de 5h en plus…des gens dans le public regardent mon mouchoir taché de sang, j’ai de la peine, ce devait être une fête ce finish…je me coupe finalement  de mes émotions, tout ce qui m’importe c’est de passer l’arche, la voilà, je la passe, sans aucune joie, sans ressentir d’émoi, en 4h40’54 »

p1000813

j’ai 51 ans et des bananes, je viens de finir mon 3ème marathon en faisant exploser au passage mon RP de 30 minutes…et je ne pense qu’à une chose, préparer le prochain  marathon, celui d’Albi qui aura lieu fin avril 2017, ce sera la même prépa, on ne se refait pas…

Et, au fait, où sont donc passé tous les rabats-joie qui ont durement sévit au début de ma prépa?

Marathon de la Rochelle 2016…derniers réglages techniques…

Comme ce n’est plus le moment de se faire des nœuds au cerveau et qu’il est temps de mettre fin aux interrogations que l’on a certainement tous au moment d’approcher cette distance, j’ai pour ma part tranché sur les questions suivantes:

La tenue?

La même que pour mes deux précédents marathons, short et maillot léger à manche longues, comme sur le bandeau d’illustration en haut du blog…

La paire de chaussures?

Le même modèle que pour mes deux précédents marathons, Clifton2 de Hoka One One, une paire « neuve » tout juste rodée, avec seulement 188km au compteur au moment du départ …

clfton2

Le ravito en course?

Sauf imprévu m’y contraignant, je ne m’arrêterais pas aux ravitos, j’emporte avec moi ma propre boisson (à base d’eau, de vinaigre de cidre, de miel et de sirop d’agave) je prévois également de consommer une pâte de fruit toute les heures (aptonia)

Puisque pour le moment je n’ai pas vu d’interdiction en ce sens sur le site de la course, je transporterais mon ravito dans un camelbak minimaliste (1.5L) conçue pour la distance, si contre ordre de dernière minute  j’embarquerais alors ma ceinture porte-bidons, de la même marque et qui a fait le job sur semi et marathon…

img_20161006_125413.jpg

Malto or not malto?

Malto!

*dialogue intérieur qui tourne en boucle:

« t’es certaine? »

« oui, il le faut! »

« oui, mais quand même, 3 jours de malto , c’est violent! »

« oui ,mais c’est toujours moins violent que 3 jours de gavage de pâtes « 

« tu  ne viendras pas pleurer, hein? »

« mais non, tout va bien se passer, t’inquiètes… »

« va pour le malto alors… »

« t’es certaine? »

etc etc etc….

*dialogue intérieur terminé….ce sera donc cure de malto, début des hostilités jeudi matin …

Captureaptonia

Le  repas de veille de course?

Simple, très digeste et (presque entièrement) fait maison:

  1. Soupe de courge Butternut (préparée la veille et donc prête à réchauffer) pour ses aspects  réconfortants et réhydratants
  2. Quinoa blanc pour ses protéines
  3. chou kimchi  pour ses vitamines
  4. Crème Sojade au chocolat, pour le plaisir

 

le petit  déj’ d’avant course