Vérités et contre-vérités…

Ahhhh, je lis parfois de ces trucs sur les RS, j’en entends de belles irl aussi …on dirait que nombreux sont les gens à penser que :

C’est trop de la chance de pouvoir courir:

Évidemment comparé au cas d’une personne « cul de jatte » on peut effectivement considérer que pouvoir courir est une chance, mais si l’on excepte cette situation dramatique et heureusement peu fréquente au regard de la population mondiale, courir, à mon sens n’a rien à voir avec la chance, c’est avant tout un choix, une volonté, une démarche, une façon de vivre…gagner au loto  de la française des jeux est une chance (encore que nous pourrions en débattre, mais là n’est pas le sujet) , courir est un acte délibéré qui n’est pas dû au hasard…alors si tu attends ton jour de  chance pour aller courir, tu risque bien de sécher sur place …

Je n’ai que ça à faire:

Ah! et bien je suis heureuse de l’apprendre (ou pas, finalement) …La vérité est toute autre évidemment…j’ai opté, depuis 11 ans, pour une vie sur un bobato, qui est totalement dénué de tout  confort moderne…nous faisons tout par nous même, ou presque…notre vie est axée  principalement sur le  « home-made » et son rythme est  assez lent…ici tout prend du temps, « faire de l’eau »  « faire du bois » , allumer la Petromax le soir, maintenir le feu allumé dans le poêle à bois, charrier l’eau pour pouvoir cuisiner etc…tu ne tiendrais pas 3 jours… tu te souviens de la petite maison dans la prairie? ben ici c’est à quelque chose près la même chose, mais sur l’eau …

Si je peux courir autant, c’est parce que je ne travaille pas…

Bon, là encore tu te mets le doigt dans l’œil, je courais déjà alors que je me la  jouais encore working girl parisienne survoltée…d’ailleurs à l’époque, c’était presque plus facile qu’aujourd’hui car une fois sortie du boulot, je n’avais plus que ça à penser, ou presque, dans ces années là  je maniais l’ouvre boite comme personne et si même ça me fatiguait d’avance, je me nourrissais alors de riz cantonnais attablée au chinois du coin puis je m’affalais ensuite devant la télé une fois rentrée chez moi, sans complexe…ma vie a changé, elle a pris en bonus un peu de profondeur mais je n’en suis pas moins occupée, bien au contraire…

Je n’ai aucune contrainte familiale et/ou personnelle:

Un chéri, un chat, 2 chiens, des scoby en manque de sucre, du levain qui a aussi faim qu’un Tamagochi, une famille, un banquier, du parquet à entretenir, un bobato à mettre en carénage, désolée de casser l’ambiance mais je ne suis pas rentière ni née de l’union  du st esprit et de la vierge Marie…des contraintes, j’en ai comme tout le monde, mais elles ne m’empêchent pas de courir…

C’est trop facile pour moi:

Oh que non! courir ne va pas de soi! j’ai beau enquiller les kilomètres sans sourciller comme d’autres enfilent des perles selon toi, tu n’imagine pas à quel point ça peut être difficile parfois de courir face à des vents violents comme on en a tant dans la région…la chaleur, la fatigue, les bobos, je ne suis pas plus épargnée que les autres, je fais juste le choix de ne pas trop m’attarder sur ces désagréments et je les garde le plus souvent pour moi, je les résous, je les dépasse, et on n’en parle plus…

Je ne fais QUE courir…

Comme si je n’avais pas d’autres centres d’intérêt dans ma vie…et pourtant, je lis, je communique, j’échange, je suis présente au village lorsqu’une association locale à besoin d’un coup de main, je suis attentive au bien être de mes voisins, je découvre de nouveaux hobbys, je fais pousser mes herbes aromatiques sur le pont du bobato, je cultive du kombucha, du kefir, des graines germées, je médite, je regarde des films d’auteurs, je vénère Proust, je fais de nouvelles rencontres, je me passionne pour un millier de chose…et au milieu de tout ça, je cours …

Récap’ Mai 2017…

Capturerecapmai2017

Ce mois de mai, commencé au lendemain du marathon d’Albi, s’achève sur un petit kilométrage post-marathon…place à Juin qui nous verra prendre le départ des 3h de Bellegarde… ce type d’épreuve qui sera  une première pour nous deux validera définitivement, si tout se passe bien, le projet de notre participation future aux 6h de Pomas

Semi-marathon du pont rouge 2017…CR…

Je ne vais pas te raconter kilomètre par kilomètre ce semi-marathon…Il y faisait chaud, très très chaud, si bien qu’un copain des JCT présent ce jour là l’a surnommé lors d’une conversation récente « le semi de la fournaise »…ce petit nom résume assez bien la situation…

Dés notre arrivée ce fut la bonheur…le bonheur d’y retrouver les copains de « je cours toujours » …il fait encore frais à 8h du matin, l’ambiance sur le site de la course est très conviviale, nous récupérons rapidement nos dossards (avec puce) et nos t.shirts (à nos tailles car spécifiées au moment de l’inscription), un tube de gel Isostar ainsi qu’un code d’accès pour visualiser les photos officielles mises gracieusement, en téléchargement libre, à notre disposition  …

Échauffement collectif pour les uns….échauffement solitaire à travers les ruelles de Sérignan pour les autres…et multi-passages compulsifs au pipi-room pour moi …

L’heure du départ approche, nous voilà dans nos SAS respectifs, « plus de 2h » en ce qui me concerne…la température grimpe, tenir l’AS 3h (6’25″/km) pendant 21km, de ce temps là et seulement 3 semaines après le marathon d’Albi me parait très improbable…le coup d’envoi est donné…

 

 

Je pars aux cotés de Jean-michel et Sylvie…je les talonne…6’12 », 6’24 », 6’17…ils vont un peu trop vite pour moi, je ralentis légèrement…ils me déposent sur place…je parcours le 4ème kilomètre en 6’44″…je me sens moyennement bien et je sais qu’il va me falloir ralentir encore si je veux finir cette course en un seul morceau, car au fur et à mesure que j’avance, la température extérieur grimpe…alors quitte à ne pas pouvoir atteindre l’objectif initial sans y laisser ma peau (traduire sans y laisser mon gout pour le running) je me cale à une allure qui me va bien, façon sortie longue du dimanche…j’approche du 5ème kilomètre et je rejoins Sylvie qui n’est pas au mieux de sa forme…nous ferons un bout de chemin en mode yoyo…on se perd, on se retrouve, on se reperd…mais la chaleur aura eu raison de Sylvie, elle m’annonce qu’elle s’arrêtera au 10ème km…tout autours de nous, la chaleur est tellement intense que quelques autres coureurs pensent certainement faire de même…je sers les dents et je continue ma route, doucement, sans accélération intempestive, sans me me laisser distraire ni emporter par la difficulté à respirer de quelques uns…à courir trop vite de ce temps là, on ne va pas loin, je le sais alors je garde mon rythme…quelques jeunes gens s’accrochent à moi à tours de rôle, mais j’entends à leur souffle que malgré mon allure de limace sous Lexomyl, si moi je suis de mieux en mieux sur le plan du mental et sur le plan de l’aisance respiratoire, pour eux c’est une autre paire de manche…ça décroche et ça laisse sa place au suivant…du coup je ne cours jamais seule, c’est assez rare en ce qui me concerne et c’est assez grisant…j’encourage les uns, je plaisante un peu avec les autres, je me sens euphorique et je dois bien être la seule…si tu savais comme je me fous éperdument du chrono à ce moment, je suis juste bien là, à courir doucement un semi-marathon par 35°… je m’arrête à tous les ravitos pour prendre des barres énergétiques que je stocke dans ma ceinture (ce sera pour coach-chéri tiens, je sais qu’il aime ça) et des petites bouteilles d’eau qui me servent de douches portatives…des villageois ont installé des tuyaux d’arrosage par dessus leur grillage ou des arroseurs qui tournicotent sur leur terre pour que nous puissions nous rafraichir et crois moi, je ne m’en prive pas, je m’arrête sous les jets d’eau et c’est juste l’éclate parfaite, je me fiche toujours éperdument du chrono, je suis assez régulière à  cette allure d’escargot à moteur, je suis à plus de 7′ au kilomètre, heureuse…

Autours de moi c’est l’hécatombe par contre, à partir du 10ème km on se croirait juste au 30ème d’un marathon…des qui semblent avoir abandonné, des qui marchent, des qui soufflent fort, des qui souffrent aussi…et puis des camions de pompiers qui retentissent sans discontinuer…je garde le cap, je continue ma route sans me laisser démolir par mon empathie, j’avance, doucement et heureuse….

Me voilà à un ravito derrière lequel se trouve une barrière …derrière celle-ci des coureurs ayant pris un virage en épingle à cheveux et qui sont donc dans le classement devant moi (j’évalue mon arrivée aux environs de 2h30) …voilà l’apparition surprise de Philippe que j’imaginais déjà au delà de l’arche d’arrivée, il m’informe qu’il est dans le dur depuis deux heures, je réalise que la course est difficile pour tout le monde…quelques secondes plus tard c’est coach-chéri qui m’appelle de l’autre coté du chemin alors que je le pensais déjà arrivé également…ça me rend toute guillerette, non pas qu’il soit dans le dur, mais de le voir, tout simplement…

Capturecocobrasauciel

Je vais courir la dernière demi-heure en ne gardant que le positif de la situation…les bénévoles adorables, les jeunes qui s’accrochent à moi en me permettant de papoter un peu et donc de me distraire…tiens mais au fait j’ai le gel offert par l’orga, je ne prends jamais ce genre de produit, c’est l’occasion d’essayer, pas mal à part un gout de trop peu…des jets d’eau encore, chouette…je suis tellement trempée que mes chaussures font floc-floc, ça me donne envie de rigoler…voilà une relance dans un  chemin sablonneux, un passage dans un souterrain, une passerelle qui bouge à chaque pas, le parcours est varié, je ne m’ennuie pas …il y a des photographes un peu partout…voilà une jeune femme qui n’a plus d’eau et qui se régalera du contenu de ma gourde remplie de boisson iso, si chaude mais tout de même salutaire…nous ferons un bout de chemin ensemble, je n’ai plus ni trop chaud, ni trop soif, tout va bien pour moi, elle peut finir mon aptonia…je continue ma route…j’aperçois au loin Jean-Michel, j’arrive à sa hauteur, je le double…il reste deux kilomètre, ça va le faire, je me sens bien, je n’ai pas spécialement hâte d’arriver…

Je passerais l’arche en 2h33 et des bananes, sous les clameurs du public et des copains,…c’est là, sans conteste, le semi le plus lent de tout ceux qu’il m’ait été donnée de parcourir jusqu’à maintenant mais je n’en garde que du bon…un parcours très joli et plat, une orga au top, des bénévoles charmants, des ravitos conséquents, et du plaisir tout le long même dans les moments les plus délicats, sans parler du joli  t.shirt en dotation, pour une fois à ma taille, que demander de plus?

sérignan5

L’after était pas mal aussi avec une pizza dégustée sur place et un plouf dans l’eau glacée de la plage d’à coté…Bref, que du bonheur, rdv pris pour l’an prochain…

Semaine 21…

Lundi 22 mai : 8km en EF

Mardi 23 mai : 8km en EF

Mercredi 24 mai : Off

Jeudi 25 mai : Semi-marathon du pont rouge  (CR et photos à venir)

Vendredi 26 mai : run de récup 10,2 km

Samedi 27 mai : 10,7km en EF et en très bonne compagnie

Dimanche 28 mais: 10km en EF

La semaine se termine dans le bonheur avec 68,57km au compteur

 

Semi-Marathon du pont rouge 2017…J-2…

Jeudi matin, coach-chéri et moi-même prendrons le départ du semi-marathon du Pont rouge qui aura lieu à Sérignan …il est bien évident que 3 semaines après le marathon d’Albi l’AS 21 n’est pas à l’ordre du jour en ce qui me concerne, j’espère donc juste pouvoir parcourir ce semi en mode prépa en vue des 3h de bellegarde qui auront lieu courant juin, donc en AS 3h, si la température extérieure n’est pas trop caniculaire sinon ce sera en mode sortie longue, voir en mode touriste…Nous rencontrerons sur place nos amis de l’association JCT et je m’en réjouis d’avance…

Semaine 20…

Lundi 15 mai : 10,2km en EF

Mardi 16 mai: A courir hyper lentement  depuis le lendemain du marathon d’Albi, je m’endors un peu alors je décide aujourd’hui de retrouver, autant que faire se peut,  un semblant de rythme…je pars à l’arrache sans avoir rien plannifié du tout, totale impro…ça donne un truc hybride et pas très catholique entre le fartleck et un vague fractionné long, tout ça sans échauffement, on applaudit bien fort …du grand n’importe quoi déstructuré à ne pas refaire, néanmoins je me suis amusé (mais pas que…) et j’ai repris un peu de vitesse (mais pas que…)

le grand nimp’ du jour sur strava

Mercredi 17 mai: Renforcement musculaire + foam-roller +une séance complète d’étirement

Jeudi 18 mai : Mon mental est ok pour travailler à nouveau  la vitesse un peu sérieusement , ça donne donc 3km d’échauffement puis 2×20′ AS3h (allure cible 6’25 ») r2’30 » RC 3km

mon AS 3h sur strava

Vendredi 19 mai: 10km

Samedi 20 mai: 10km

dimanche 21 mai: sortie longue 16km

je termine la semaine avec 68,35 km au compteur….