Mon MinimalisMe en course à pieds…

La tendance  running est aux chaussures minimalistes mais moi je vais plutôt te parler d’un chemin de vie dans lequel je me suis engouffrée il y environ une bonne quinzaine d’année (si ce n’est une vingtaine), bien avant que les média n’apportent un nom à ce phénomène social et dont je fus certainement une pionnière, avant-gardiste comme je l’étais alors…

Le minimalisMe ou l’art de pratiquer ce que l’on appelle aujourd’hui la slow life; ralentir, aller à l’essentiel, m’alléger du poids des objets, faire au plus simple, c’est un concept, un art de vivre que je m’efforce de faire coller à  tous les domaines de ma vie depuis très longtemps et notamment dans le running pour lequel ce ne fut jamais un chemin linéaire, ayant souvent  fait souvent des allers-retour (au sens figuré bien entendu) à ce sujet, j’arrive enfin ,  je pense à une certaine forme d’épanouissement dans ce domaine même si il me reste du chemin à parcourir, j’ai déjà fait un grand pas et ça me convient…

  • Pas de 30-30 ou autre test de VMA improbable, priorité à l’endurance
  • Des vêtements simples et efficaces quel que soit la météo et la distance à parcourir short et t-shirt dont seule la longueur des manche varie au fil des saisons
  • Des arrêts désormais aux ravitos des épreuves avec juste dans la poche une fiole de gel perso embarquée sur les distances allant du semi au marathon 
  • Un modèle  unique de chaussures de running
  • Départ à jeun pour tous les entraînements et du jus de pomme coupé d’eau pour les sorties qui nécessitent un peu de carburant

Mais mon essentiel est ailleurs bien sur:

 La paix avec mon moi-runneuse… j’accepte désormais  mes propres (in)capacités, j’accepte mon niveau, je ne le surévalue pas, je ne le dénigre pas non plus, je fais de mon mieux, avec plaisir, quand ça coince je prends du recul, du repos et ça repart…au fond je fais juste une activité plaisante, de la course de fond pour mon plaisir personnel, comme d’autres apprennent à jouer au piano ou aux cartes, rien de plus, rien de moins et plus j’avance dans cette voie là, celle de la simplicité et des runs apaisés, plus je m’éclate….

Serge m’a ressusciteR….(partie 2/2)

le début de « l’histoire » se trouve ICI

J’ai commencé à  m’intéresser à cette méthode il y a environ 1 an ou deux et j’ai commencé à la suivre de façon méthodique  il y a deux mois, avant que ne commence ma prépa marathon…je l’ai abordé comme j’aborde tout nouveau concept ou projet personnel,  sans rien en attendre comme on s’assoit pour une méditation ou comme on commence une séance de yoga, faire les chose sans d’autre but que de simplement les faire (en faisant de son mieux mais sans penser à la finalité de son action) est pour moi un principe de base….

Serge Cottereau a coutume de dire « Il n’y  a pas de Méthode Cottereau…la méthode Cottereau n’existe pas »  et après lecture je suis effectivement  assez d’accord avec ça (mais tout le monde, moi comprise, continue à l’appeler ainsi, va comprendre…)

Dans son bouquin plutôt que des injonctions à faire ceci ou cela pour s’entraîner correctement, tu trouveras plutôt des encouragements à NE PAS faire ceci ou cela, ça crée une subtile différence avec tout ce que l’on peut lire actuellement sur les méthodes d’entrainement les plus variées mais bien sûr ça reste ma lecture, lue avec mes propres filtres…

Au fond ce que je trouve absolument épatant dans cet ouvrage c’est  que nous touchons du doigt  une façon de nous entraîner  qui pourrait être perçue comme simplifiée à l’extrême mais qui en fait nous ramène à ce que nous n’aurions jamais du cesser d’être, des coureurs de fond, solitaires, lents, endurants et heureux….

3 allures différentes sont requises pour bien s’entraîner à la sauce Cottereau

  • l’endurance (pas celle calculée à la louche , la vraie, celle  qui nécessite au préalable un test d’effort pour connaitre réellement sa FCM  )
  • la résistance douce (on pourrait la comparer à la fourchette basse du seuil par exemple pour ceux qui n’ont aucune idée de ce que c’est mais là encore, pas question de calculer ça au petit bonheur la chance)
  • la résistance dure,  proscrite après 50 ans (comme son nom l’indique , l’allure est plus rapide qu’en  résistance douce)

Il n’y a rien d’autres à faire que de courir à ces allures là dans la méthode Cottereau, pas de 30-30 par exemple ni autre exercice de sprint  et les sorties longues ne dépassent jamais deux heures (même pour quelqu’un qui souhaiterait s’entraîner pour les 100km de Millau)  c’est te dire si la méthode est douce…je crois qu’au fond, le secret de cette manière de courir réside en un relâchement profond, de son mental  et de son corps auquel il est facile de s’initier (si ce n’est déjà fait)  à travers les exercices de body scan qu’on trouve facilement sur le net (et qui est  une forme de méditation appelée ancestralement yoga nidra si je ne dis pas de bêtise mais ce n’est pas le sujet…) …les pauses pendant l’entrainement (et pendant les épreuves aussi)  sont fortement recommandées quel que soit notre niveau (l’élite est non concernée bien sur) …

Tu trouveras dans ce livre des exemples de plan d’entrainement et tu risques bien d’en avaler ton chapeau car contrairement à ce qu’on peut voir dans les revues spécialisées sur le running, un même plan peut correspondre tout aussi bien à un objectif chrono sur marathon de 5 h comme de 4…autre particularité de la méthode Cottereau, les entraînements se font seul, il est fortement déconseillé de s’entraîner à plusieurs, les teams et autres sortie en club, tu oublies…et le matin, tu pars à jeun, quelle que soit la séance au programme…

Il y a dans l’ouvrage une multitude de conseils (notamment sous forme de question-réponse) et le but de ce billet n’est évidemment pas d’en dévoiler l’intégralité, je m’arrêterais donc là dans mon CR de lecture, néanmoins je termine tout de même avec quelques pistes et avis très personnels qui vous inciteront ou non à suivre la même méthode que moi, car je suis convaincue que la meilleure des méthodes ne peut convenir qu’à quelqu’un qui souhaiterait y adhérer pleinement….

Tu peux oublier cette méthode si : 

  •  tu n’as pas de cardio fréquencemètre et ne compte pas du tout en acheter un
  • le 30-30 est ta séance préférée
  • tu adore battre tes records à l’entrainement
  • tu aimes courir à fond les ballons à chaque sortie
  • tu pense que pour progresser il faut te retourner la tête à l’entrainement
  • tu aime être en tête de ta team sur squadrunner

Ça pourrait au contraire bien te convenir si : 

  • Tu es convaincu du bien fondé de l’endurance en entrainement
  • tu aime t’entraîner seule 
  • ça ne froisse pas ton ego  d’être parfois obligé de marcher ou stopper ton run juste pour faire descendre  ta FC en entrainement
  • tu te fiches éperdument de tes statistiques mensuelles
  • tu n’es pas dérangé par le fait d’avoir la sensation de recommencer « presque » tout à zero sur le plan de ta pratique sportive
  • tu aimes sortir des sentiers battus, explorer d’autres univers, être loin du consensus…

Serge m’a ressusciteR….(partie 1/?)

Je ne peux te garantir que ma compréhension des écrits de Serge Cottereau soit en tout point conforme à ce que cet auteur a voulu nous transmettre à travers son livre « bien être et jogging »  (réedition de 2006) mais néanmoins en voici ce que j’en pense, puisque quelques un(e)s d’entres vous m’ont demandé de faire un retour de ma lecture, qui par définition est la mienne (tu vois où je veux en venir?)…. donc le voici….

Jusqu’à maintenant je me suis entraîné avec plusieurs méthodes différentes qui avaient toutes un point commun entre elles, la part belle aux sorties très lentes (sur le plan du cardio s’entend ) et plutôt longues en cas de prépa marathon (jusqu’à 32km)…les années passant, les kilomètres s’accumulant, j’ai fini par ressentir une certaine lassitude après un marathon d’Albi apocalyptique, il me fallait changer un peu mon fusil d’épaule si je souhaitais continuer à courir en toute sérénité et me voilà donc plongée dans l’univers du jogging à la sauce Cottereau… bien m’en a pris, car après quelques mois très difficiles mentalement et physiquement sur le plan de mes entraînements, je revis enfin, que dis-Je? j’étais « mourrue » et me voilà ressuscitée, en quelques semaines….

Cet ouvrage fut une bouffée d’oxygène dans mon quotidien de sportive… enfin un « coach » qu s’adresse à tous, d’un même ton bienveillant, qu’on soit bon, mauvais, vieux ou jeune, finissant nos marathons en moins de 3h ou bien en 5 h, tout le monde peut tirer partie des conseils de Serge Cottereau..

la méthode Cottereau est à mon sens à la fois une « non méthode » et beaucoup plus qu’une simple méthode pour courir, c’est un art de vivre, une façon d’être, « a way of life » comme disent les américains….dans ce bouquin, où sont résumés en seulement quelques pages les grands principes d’entrainement de la course de fond, se côtoient les chapitres sur le bonheur de vivre, de se sentir bien, de chanter, de danser, d’être heureux…Serge Cottereau nous invite à nous détendre pour mieux appréhender la course à pieds, qu’on soit joggeur débutant ou compétiteur acharné….

La suite, demain…

Je change de camp…

Ras le bol!

J’en ai eu ras la couette du running, des runners, des clubs strava, des compétitions virtuelles, qui nous poussent sans cesse, non pas à nous dépasser mais à dépasser les autres, parfois à l’insu de notre plein gré,  insidieusement….

J’en ai eu plein le dos, des flambeurs, des runners-conseilleurs qui ne courent pas, des qui sont toujours à fond quand ils ne sont pas blessés et avec qui tu ne peux pas communiquer sur le sujet de la course à pieds parce qu’on n’a pas gardé les cochons ensemble (comprendre on n’a pas les mêmes chronos) 

J’en ai eu assez de tous ces sportifs amateurs qui ne parlent que de chrono, de RP (et rarement de podium soit dit en passant) 

j’en ai eu marre, j’ai lu le bouquin de Cottereau…et j’ai changé de camp…

Depuis, je ne fais plus partie d’aucun groupe virtuel, ni d’aucune compétition virtuelle (je quitterais Squad Runner à la fin du mois) ….j’ai pris une grande bouffée d’air frais à la lecture de l’ouvrage dont il est question plus haut, je ne suis plus une runneuse, je suis redevenue une modeste mais néanmoins  authentique coureuse de fond amateur et anonyme qui s’éclate….

Je continuerai donc à échanger un peu de ma passion avec qui le voudra bien et   avec les outils d’aujourd’hui, FB, Strava, twitter, instagram ainsi qu’à à travers ce blog, mais je ne participerais plus à l’hystérie collective runnesque des réseaux sociaux…

Je change de camp, je rejoins celui des coureurs apaisés, solidaires, conviviaux et joyeux…

Que la fête commence…

Coup d’envoi de ma prépa marathon (pour Toulouse) donné aujourd’hui, les festivités ont commencé avec une sortie d’1h15 en EF…J’ai choisi cette année une préparation minimaliste (pas d’exercice compliqués ou autres fractionnés) et très courte (2 fois moins longues que les précédentes) en me basant sur les indications du livre « Jogging et Bien Ëtre » de Serge Cottereau.

Mes 9 prochaines semaines d’entrainement en vue du Marathon de Toulouse 2018  seront donc composées en grande partie de sortie en endurance (la vraie, validée par un test d’effort) ainsi que de quelques séance de résistance douce, les sorties longues  au sens où je l’entendais jusqu’à maintenant  (3h et plus) seront les grandes absentes de ma préparation…

 

 

 

 

 

 

Retour sur la Marinade 2018…

Nous avons pris le départ, ce mardi 14 aout au soir, de la 25ème marinade, qui avait lieu à St Marie La Mer , dans les PO…l’occasion pour nous de passer la journée chez nos voisins Catalans, de profiter du front de mer et de déguster une délicieuse pizza  en soirée… ce fut aussi cette année l’occasion de rencontrer Caroline et sa petite famille histoire de passer du virtuel au réel en faisant donc une sympathique rencontre irl

 

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Une fanfare, un passage à la photo box (cf photo d’illustration)  et un échauffement collectif, l’ambiance est festive, tout le monde est détendu….

Il fait chaud (30°) il y a une tramontane de fou (rafale à 60km/h) et j’ai un peu trop faits ma maligne pendant l’échauffement, les squats; ce n’était pas une bonne idée (je n’en avais pas fait depuis très longtemps) et faire l’échauffement complet deux fois de suite au lieu de laisser ma place, non plus …j’ai les cuisses tétanisées alors que nous ne sommes pas encore partis…je me dis  que ça ne va pas le faire et ça ne l’a effectivement pas fait du tout…..

 

19h! le coup d’envoi est donné et dès le départ je ne suis pas dans le bon tempo, je n’atteindrais jamais mon AS 10, tout au plus je m’en approcherais vaguement dans un dernier sprint final qui ne sert jamais à rien sauf à se mentir un peu ou à se fixer un micro objectif illusoire…je franchis la ligne en 1h02 et quelques secondes très très loin de mon temps de référence, ce qui est assez récurrent ces derniers temps, pour la runneuse quinqua que je suis…bref, chrono moisi, certes, mais tout de même j’ai passé un bon moment, si tant est qu’on puisse passer un bon moment lors d’un 10km sur route….

Je n’ai pas vu grand chose sur cette épreuve tant j’étais concentrée à rester dans la  course mais j’ai tout de même pu profiter un peu, des ravitos ou tout le monde était sympathique, de l’ambiance sur le bord de la route (public nombreux) et de l’ambiance entre coureur plutôt détendue…un t.shirt à ma taille et quelques goodies en cadeau, un ravito d’arrivée somptueux, des photos à télécharger gratuitement et un tirage papier de nous deux offert, un parcours très joli et confortable (aucune voiture sur le trajet)…que demander de plus? 

Nous reviendrons….

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